ALCOOL, DROGUES, FATIGUE, COMMENT REPRENDRE LA MAIN AVANT DE PRENDRE LE VOLANT !!!

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PARECHOC CE SAMEDI : ALCOOL, DROGUES, FATIGUE, COMMENT REPRENDRE LA MAIN AVANT DE PRENDRE LE VOLANT !!!

Par Jean-Marc Wollscheid | Rédacteur en chef | GTMAG.fr | 8 octobre 2026

Samedi 10 octobre, de 12h à 13h en direct sur RCI, PARECHOC sort du garage pour parler de ce qui se passe avant même de tourner la clé : ce qu'on a bu, ce qu'on a pris, et l'état de fatigue dans lequel on s'installe au volant. Quatre invités, un seul objectif : comprendre, sans faire la morale, et montrer qu'on peut s'en sortir.

UN SUJET QUI NOUS CONCERNE TOUS

On a tous quelqu'un. Un cousin qui reprend la route après le repas de famille, un collègue qui « gère » ses deux verres, un jeune qui fume avant de prendre son scooter. En Martinique comme ailleurs, l'alcool et les stupéfiants au volant brisent des vies chaque année, et la fatigue fait le reste.

La loi est pourtant claire : 0,5 gramme d'alcool par litre de sang au maximum, 0,2 gramme pour les permis probatoires, et aucune tolérance pour les stupéfiants. Mais rappeler la règle ne suffit pas. Ce samedi, PARECHOC donne la parole à ceux qui accompagnent, qui soignent et qui aident à lever le pied.

LE CMPAA, CINQUANTE ANS AU CÔTÉ DES MARTINIQUAIS

Première invitée : Lise Bride, directrice du CMPAA, le Comité Martiniquais de Prévention en Alcoologie et Addictologie, qui porte aussi un CSAPA, un Centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie. Installée au 45 rue Renée Acheen, à Fort-de-France, la structure existe depuis 1974.

Sa mission : prévenir, éduquer, promouvoir la santé, et permettre aux personnes en difficulté de retrouver une meilleure qualité de vie et leur place dans la société. Alcool, cannabis, cocaïne, le CMPAA intervient dans les établissements scolaires, les entreprises et les associations, et il soutient aussi l'entourage, trop souvent oublié.

Le comité s'organise en trois pôles : la prévention, l'accompagnement aux soins en ambulatoire, et une consultation jeunes consommateurs ouverte aux 11-25 ans. Onze ans : le chiffre dit à lui seul l'importance d'en parler tôt.

Lise Bride, directrice du CMPAA, le Comité Martiniquais de Prévention en Alcoologie et Addictologie

LA ROUTE VUE PAR UN RÉFÉRENT SÉCURITÉ ROUTIÈRE

À ses côtés, Jean-Philippe Labry. Ancien du CMPAA, aujourd'hui retraité, il reste engagé comme référent sécurité routière. C'est à lui que nous poserons les questions que tout le monde se pose sans oser les formuler. Deux verres, est-ce vraiment sans conséquence ? Le cannabis rend-il plus prudent, comme certains le croient ? Et le lendemain de fête, au bout de combien de temps peut-on reprendre le volant ?

CMPAA / CSAPA : QUI ILS SONT, CE QU'ILS FONT

PARECHOC du samedi 10 octobre 2026 | Invités : Lise Bride, directrice, et Jean-Philippe Labry, référent sécurité routière

L'ESSENTIEL EN QUATRE PHRASES

Le CMPAA, Comité Martiniquais de Prévention en Alcoologie et Addictologie, est la première structure de prévention, d'accueil, de soins et d'accompagnement en alcoologie créée en Martinique, en juillet 1974.

Il porte un CSAPA, Centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie : un centre médico-social où l'on est suivi en ambulatoire, sans hospitalisation.

L'accueil y est gratuit et anonyme, pour la personne concernée comme pour son entourage.

Il agit sur trois pôles : la prévention, l'accompagnement aux soins et la consultation jeunes consommateurs (11-25 ans).

UN PEU D'HISTOIRE

Tout part de journées de réflexion sur « L'alcoolisme en Martinique », organisées en 1970 par la Société Médicale Antilles-Guyane. Le centre voit le jour en juillet 1974, à l'initiative d'un collectif de médecins et d'infirmiers de l'hôpital psychiatrique de Colson.

Il s'appelle d'abord Comité Martiniquais de Défense Contre l'Alcoolisme. Il devient Comité Martiniquais de Prévention en Alcoologie dans les années 1980, puis prend son nom actuel à la fin des années 2000, quand il s'ouvre à toutes les addictions : alcool, cannabis, cocaïne, crack, mais aussi addictions sans produit.

PÔLE 1 : LA PRÉVENTION

Une équipe d'éducateurs de prévention mène des actions de proximité toute l'année. Les objectifs affichés : responsabiliser chacun vis-à-vis de sa santé et prévenir les consommations précoces chez les enfants et les jeunes.

En milieu scolaire : ateliers d'information et de sensibilisation dans les collèges et lycées, menés avec la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile de la gendarmerie.

En milieu festif : interventions sur les polyconsommations et sur les risques pour la sécurité routière, au plus près du public des soirées. C'est le lien direct avec PARECHOC.

En entreprise et dans les collectivités : actions d'information pour le personnel, ou lors de manifestations grand public, à la demande des employeurs et des associations.

Pendant les vacances : ateliers de sensibilisation en juillet et en août pour les jeunes de 12 à 25 ans (alcool, drogues, nicotine).

PÔLE 2 : L'ACCOMPAGNEMENT AUX SOINS (CSAPA)

Le CSAPA assure une prise en charge médicale, psychologique et sociale. Son travail repose sur quatre verbes : accueillir, informer, évaluer, orienter.

Un suivi sur mesure : la personne construit son accompagnement avec les professionnels, vers l'arrêt ou vers une consommation modérée.

Le sevrage : en ambulatoire, sans hospitalisation, ou à l'hôpital dans un service partenaire. Dans ce cas, le CSAPA continue d'accompagner le patient.

Des approches individuelles et collectives : consultations, groupes de parole, groupe d'art-thérapie.

L'entourage : les proches peuvent être reçus une fois ou suivis régulièrement. Le soutien à la famille est un axe majeur.

La réduction des risques : aider à repérer les dangers et à limiter les dommages, même quand l'arrêt n'est pas encore possible.

PÔLE 3 : LA CONSULTATION JEUNES CONSOMMATEURS

Elle s'adresse aux 11-25 ans, et à leurs parents. Elle permet de faire le point tôt, avant que la consommation ne s'installe. À faire détailler par Lise Bride : comment on y vient, qui reçoit, et ce qu'on y dit à un jeune.

INFOS PRATIQUES

Adresse45 rue Renée Acheen, 97200 Fort-de-France (le site internet indique encore « 45 rue Galliéni »)
DirectionLise Bride, directrice du CMPAA / CSAPA
CoûtGratuit et anonyme
Consultations médicalesÀ Fort-de-France. Le site mentionne aussi des consultations avancées à Fond-Lahaye (Schœlcher) et à l'hôpital de Saint-Pierre. Jours et horaires à faire confirmer à l'antenne.
FinancementAgence Régionale de Santé, collectivités et Assurance Maladie
Site internetcmpaa-martinique.com, et page Facebook CMPAA/CSAPA 
Téléphone

Tél : 0596 73 25 58

On peut y aller pour un proche. Pas besoin d'être soi-même consommateur pour pousser la porte.

Ce n'est pas tout ou rien. L'objectif peut être l'arrêt, mais aussi une consommation réduite et moins risquée.

La route fait partie de leur mission. Le CMPAA intervient en milieu festif précisément sur le risque routier.

Sources : site du CMPAA / CSAPA (cmpaa-martinique.com, pages « Le CMPAA », « À propos », « Mot du président », « Nos missions », « Nos actions de sensibilisation », « Présentation du CSAPA », « Accompagnement médical ») ; informations transmises par le CMPAA pour l'émission. Certaines pages du site sont anciennes : dates de changement de nom, financeurs et horaires sont à valider avec la directrice.

CAROLE HÉRAUD : L'HYPNOSE POUR SE LIBÉRER

Les auditeurs de PARECHOC la connaissent déjà. Hypnothérapeute éricksonienne certifiée, Carole Héraud exerce en Martinique. Après vingt ans dans l'industrie pharmaceutique, elle a tout quitté pour se consacrer à l'accompagnement par l'hypnose, qu'elle pratique depuis 2017.

Loin des clichés du spectacle, l'hypnose éricksonienne ne fait pas perdre le contrôle : elle aide à mobiliser ses propres ressources pour dépasser un blocage. Tabac, alcool, stress, peur de conduire après un accident : nous lui demanderons ce que l'hypnose peut faire, et où elle doit passer le relais à un médecin ou à un centre de soins.

L'ESSENTIEL EN QUATRE PHRASES

L'hypnose est un état naturel d'attention très concentrée, pas un sommeil : la personne entend, peut parler, et peut s'arrêter quand elle veut.

L'hypnose éricksonienne tient son nom du psychiatre américain Milton H. Erickson (1901-1980). Elle est douce, indirecte et taillée sur mesure pour chaque personne.

C'est une approche complémentaire : elle accompagne un suivi médical, elle ne le remplace pas.

En France, la pratique n'est pas réglementée et le titre d'hypnothérapeute n'est pas protégé. La formation et le sérieux du praticien font donc toute la différence.

MILTON ERICKSON, L'HOMME DERRIÈRE LA MÉTHODE

Né en 1901 aux États-Unis, Milton Erickson est frappé par la poliomyélite à 17 ans. Presque entièrement paralysé, il passe des mois à observer son entourage et à réapprendre, seul, à bouger. De cette épreuve il tire sa conviction : chacun possède en lui des ressources qu'il ignore.

Devenu psychiatre, il renouvelle complètement l'hypnose et fonde en 1957 la Société américaine d'hypnose clinique. Ses méthodes ont inspiré les thérapies brèves pratiquées aujourd'hui dans le monde entier.

CE QUI LA DISTINGUE

Elle suggère, elle n'ordonne pas. Le praticien dit « vous pouvez peut-être... » là où l'hypnose classique dit « vous allez... ».

Elle passe par les images. Métaphores, histoires, souvenirs : on parle à l'inconscient par des détours plutôt que par des consignes.

Elle part de la personne. Ses mots, son histoire, ses centres d'intérêt servent de matière à la séance. Il n'y a pas de protocole unique.

Elle vise le changement, pas l'analyse. C'est une thérapie brève, tournée vers une solution, souvent en quelques séances.

Rien à voir avec le spectacle. L'hypnose de scène choisit des volontaires très réceptifs pour divertir. Ici, personne ne fait rien contre sa volonté.

COMMENT SE PASSE UNE SÉANCE

Elle dure en général autour d'une heure. D'abord un échange pour définir l'objectif. Puis l'induction : la voix du praticien guide vers un état de détente et de concentration. Vient le travail lui-même, par suggestions et métaphores. Enfin le retour, en douceur. La plupart des personnes se souviennent de tout.

Nous connaissons tous cet état sans le savoir : c'est celui du conducteur qui arrive chez lui sans se rappeler le trajet, absorbé dans ses pensées. Bon point d'entrée pour une émission auto.

CE QUE DIT LA SCIENCE

Le rapport de référence en France est celui de l'Inserm, remis en 2015 à la Direction générale de la santé, à partir de 52 essais cliniques.

Un intérêt établi : pendant certaines interventions, l'hypnose associée à l'anesthésie réduit la consommation d'antalgiques et de sédatifs. Elle a aussi montré son efficacité sur le syndrome du côlon irritable.

Des preuves insuffisantes : pour le sevrage tabagique, notamment, les données ne permettent pas de conclure. À garder en tête quand on parle d'addictions.

Peu de risques : le rapport souligne que les risques liés à l'hypnose sont particulièrement limités.

Une nuance : les chercheurs notent que les bénéfices ressentis par les patients se mesurent mal avec les outils habituels des essais.

CAROLE HÉRAUD : L'HYPNOSE POUR SE LIBÉRER

Résidence Altica bat, C5 Quartier La Wallon, Les Trois-Îlets 97229, Martinique

+596 696 86 36 65

LES INFOS PRATIQUES SUR L'ÉMISSION / 

Quand ?Samedi 10 octobre 2026, de 12h00 à 13h00, en direct
Où ?Sur RCI aussi en replay ici ! 
RediffusionDimanche 11 octobre à 17h00
AnimationJean-Marc Wollscheid
InvitésLise Bride (CMPAA / CSAPA), Jean-Philippe Labry (sécurité routière), Carole Héraud (hypnothérapeute)

PARECHOC est présenté avec le soutien de Speedy, 7 centres de réparation en Martinique, et d'API Martinique, spécialiste des pièces détachées automobiles.

L'AVIS DE GTMAG

Une voiture en bon état ne suffit pas. Le premier organe de sécurité, c'est celui qui tient le volant. Et demander de l'aide, pour soi ou pour un proche, n'a rien d'une faiblesse.

Le CMPAA reçoit au 45 rue Renée Acheen, à Fort-de-France. Soyez à l'écoute samedi, et faites écouter l'émission à celui ou celle à qui vous pensez en lisant ces lignes !!!

Une question pour nos invités ? Envoyez-la avant samedi : labelweb@orange.fr

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